Les menaces de cyberattaques en Algérie

//Les menaces de cyberattaques en Algérie

Les menaces de cyberattaques en Algérie

A travers le témoignage de Mr Ali KAHLANE paru dans la Revue de l’Assurance      N° 28 de Mars 2020, évoquant le sujet de la cyberattaque qu’il qualifie d’un acte de malveillance qui peut cibler différents dispositifs informatiques sur des ordinateurs, des serveurs ou toute intelligence matérielle et numérique tels que les smartphones ou tout objet connecté à Internet ou pas d’ailleurs. 

D’après notre expert, il existe quatre types de risques ou menaces : la cybercriminalité, la déstabilisation, l’espionnage et le sabotage. Ces cyber risques affectent directement ou indirectement aussi bien les particuliers que les administrations et les entreprises.

L’Internet semble être un terrain propice pour tous les maliciels qui grouillent dans le cyber espace tel un capharnaüm de germes et de bactéries infectieux, numériques qui rend tout ordinateur ou dispositif connecté vulnérable. Aucun appareil, aucune entreprise n’est à l’abri !

En Algérie, le taux peut dépasser les 80%, c’est dû au peu de sensibilisation des utilisateurs aux risques qu’ils comportent, à la méconnaissance ou à la non utilisation des outils de protection et de précaution aussi bien actifs que passifs. 

Aussi, l’instabilité de la connexion, la faiblesse du débit internet associées au peu de numérisation des entreprises algériennes concourent à l’augmentation des cyberattaques et exacerbent la vulnérabilité des entreprises, qui ne sont pas ou très peu protégés face aux maliciels de tout bord. 

Les menaces de cyberattaques sont réelles et de plus en plus dangereuses, causant de grands dommages, il existe de nombreuses menaces malveillantes pouvant se déclencher ou s’installer à tout moment et dans toutes les situations, on peut identifier au moins une dizaine de types menaces de cyberattaques pouvant être utilisées soit par des personnes réelles soit par des robots (ou bots) ou la combinaison des deux.

Ces menaces sont les spams, Advertisement et Software ou publiciel, le cheval de Troie, les virus, les vers, le phishing ou hameçonnage, les logiciels espions ou spyware, les keyloggers (ou encore KeyGrapbber), le pharming et, enfin le logiciel de sécurité de type Escroc ou Rogue security software.

Mr KAHLANE explique que malgré l’existence de la loi n° 18-07 du 10 juin 2018 relative à la protection des personnes physiques dans le traitement des données à caractère personnel, promulguée le 20 janvier 2020, qui complète et renforce l’arsenal juridique existant pour encadrer le domaine numérique et ses environnements, reconnaît une carence manifeste de statistiques sur les dommages qu’occasionnent les cyberattaques et les maliciels d’une manière générale dans notre pays.

Il affirme que le manque d’implication de l’Etat dans la sensibilisation à la cybersécurité et surtout l’absence d’une politique nationale de cybersécurité rend toute analyse difficile, il appartient maintenant aux institutions interpellées dans cette loi de passer à l’action pour mettre en place les dispositions et dispositifs prévus. 

Il ajoute que, la confiance et la cybersécurité sont les deux piliers de l’entreprise de demain. Nous sommes dans une économie mondialisée, il est important de souligner que tout au long de l’histoire économique, c’est bien la confiance qui a contribué à favoriser l’éclosion de l’économie marchande. 

C’est donc la prise en compte de la cybersécurité par l’ensemble des acteurs – au niveau de chaque continent, de chaque État, de chaque institution, de chaque entreprise, de chaque citoyen – qui assurera l’émergence de l’économie numérique au niveau d’un pays.

 En conclusion, il affirme que l’Algérie n’a jamais été aussi proche d’une bonne fenêtre de tir pour réussir sa transition numérique.

                                                              Karima.DEBBOUZ

By | 2020-05-28T16:14:33+00:00 mai 28th, 2020|Categories: MBADMB|0 Comments

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